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M'en allant par le bout du nez, te voyant meurtri(e) de se laisser-aller, je songeais aux âmes des livres de Monsieur Nuit, qu'il a écrit avec Madame Pluie. Mi ré do ré mi fa mi, me dit la demoiselle, en croches et m'accroche-coeur, au risque de voir le sien arraché. Ni une ni deux je vole à son secours et je secoue son destin qui mérite mieux que d'être écrit comme un vulgaire livre de Mr Nuit. Argh que n'ai-je point dit, le voilà malheureux vitreux violoneux et violonant de son essssspriiiit la fuite en tirant sur l'archet de l'Odet, un archet magique breton parait-il...aucune importance s'il importune la belle Pluie, il peut rester mélancoliquement con, autant que je le dise, parce qu'après tout, tout est de ma faute, mais fuiiiit je prends la fuite, et fissa je fais fumée s'évaporant, et oubliant que peut-être par ici je laisse quelques beaux yeux en pleurs, mais je plaide coup...non coupable parce qu'après tout est-ce ma faute si je suis irresponsable passible de la peine des autres en tant que fardeau ré mi fa mi ré mi do me dit le xylophone cette fois, et je crois bien qu'il participe humblement à la tache de la décidemment très charmante Pluie que je ne parviens pas à quitter des yeux de mon esssssspriiiit qui écoute et c'est déjà pas mal, et me dit : « Hoppípolla I engum stígvélum Allur rennvotur (rennblautur) I engum stígvélum »...alors que je ne parle pas un mot d'islandais. C'est malin malheureux je ne remanie pas tes mots en lin, mais j'aime quand tu les chante avec le dig du xylo et la batterie acharnée à chaqu'idée qui dit mieux, allez comprendre. Alors écrivons avec Mme Pluie : « tu seras aimée des mortels ». Eh bien ma douce, croyais-tu t'en tirer comme ça ? C'est bien trop facillicite de croire pouvoir se débarrasser des gens qui t'admirent, les gens raaaah les gens les gentils mais quelque peu distraits tout de même, ils passent sans même te regarder. Alors que moi je t'ai vue ? Je t'ai prise dans mes bras et m'en suis retrouvé tout mouillé, chat et chaud des tentations froides. Allez comprendre. Ca te fait rire ? Rira bien le malin qui raillera l'embrumeuse, celle qui cherche depuis un moment maintenant à me faire perdre le cours des choses et à m'attirer dans son vicieux manteau de....de quoi au fait ? J'aimerais bien le savoir, mais si j'y vais j'va m'far gronder par l'aut' qui me joue encore un R différent. Le genre qu'on peut même pas rouler, seulement fredonner. Quel intérêt ? Je veux des voix allant vert et allant de toi à moi, des voix qui sauraient dire que bon, ok, peut-être que j'avais pas tout à fait raison, mais tu aurais pu remarquer quand même que ça fait un moment qu'elle me cherche, cette situation à la cuivre. Qui n'a pas compris que je devais te retrouver. Argh je retrouve la raison ! Noooooooooon ! Plutôt tonner Pluton !! Si elle dort, ciel d'huile m'a-t-on dit... suis je si crédule que ça, ou suis-je un peu plus cuit que ce qu'on pourrait avaler la bouche pleine ? Avalanche de flocons, c'est tout ce que je demande. Je veux pleurer de la neige, comme l'a dit Mathias M. Va comprendre. REEEmonTéE en puissssaaaaannnnnnnce. Vindieu ça fout des frissons !!!! Allez chante de toute tes gouttes ma chère et tendre, et je me ferais un plaisir de t'embrasser sur les serpentins de tes joues, ceux qui disent que tu souffres...A cause de moi....A cause de moi ??? Hep hep hep voilà que l'islandais se remet à me filer des responsabililililililili j'en veux pas !! Je veux juste la facilité, la face irritée de ce que je me promets, de ce que je me cache-coeur. Quelle voie choisir ? Ca se calme...comme j'aimerais savoir musicier comme toi, qui paraît si désinvolte, n'ayant peur de rien, si ce n'est de l'autre. Allez m'sieur Nuit, j'veux du violon !! « Balance man, cadence man !!! » pour voir si t'es cap de chevalier Nuit, ou juste bleu nuit façon Madame Dam, celle qui distribue des facillicités. Elle est voyante aussi, y parait. Mais moi j'y crois pas, on peut pas prévoir, la preuve. Sinon c'est que t'as tout prévu. Et t'as tout raté. Taré. T'iras pas. J'te le dis. Rien ne se passe come prévu, chapeau bas les artistes artichectes de la R'évolution parce qu'après tout, ça manque de piquant. Mais pas de mélancolie. J'adore la mélancolie. Allez comprendre. Allez CHANTE CHALALALA LALALALALAAAAA, toi tout seul comme le dit le piano qui peut tout faire tout seul ce veinard rien à m'reprocher malgré tout. Enfin j'espère ? J'expire. Va comprendre. Oui, mais, pourquoi comprendre ?
Allez, viens là, que j'embrasse ton karma.



Nico
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Vendredi 2 mars 2007

Quelque fois, il arrive qu’une chance insolente vous sourie. Vous sauve d’une situation désespérée. Mystérieusement, la porte en face de lui ne s’était pas refermé après le passage d’un usagé. Elle restait, béante, face à lui. Provocatrice et miroitant son salut. Loïc hésita. Pour le moment, aucun agent ne regardait dans sa direction.  Mais derrière, il sentait le mécontentement monter, ce qui allait finir par le faire dénoncer. Et si d’autres agents observaient le bon fonctionnement du passage derrière cette vitre obscure ? Loïc attendit encore une poignée de seconde, mais la porte ne se refermait pas. Il consentit à avancer.

Et si elle se refermait sur lui ? Il voyait bien la scène. Un agent, ayant remarqué son manège, avait pressé un quelconque bouton pour lui faire miroiter l’espoir. Et il attendait probablement qu’il passe pour refermer la porte sur lui et l’écraser comme un insecte. Oui… Il était peut être le jouet de la distraction d’un invisible marionnettiste. Il se permit encore de regarder vers la vitre, mais elle ne trahit aucune silhouette. Juste un vide opaque. Derrière lui, un homme courroucé par sa lenteur beugla: « Surtout ne vous pressez pas! ».  Pris de panique, Loïc se rua dans le passage en courant aussi vite qu’il le put.

Il était en train de passer quand la porte se referma sur lui.

Résistance. Ce mot était magnifique. La Constitution de 1958 elle même autorisait tous les moyens possibles et imaginables pour lutter contre les puissances irrespectueuses du droit humain. Résister, pour Loïc, fut une manière de se libérer. Il était un héros anonyme, insufflé par la puissance d’un mot qui transcendait tout. On le retrouverait broyer dans cette machine, mais chacun saurait qu’il était mort pour une cause juste. Mort parce qu’il n’était pas un mouton! Tout les moyens sont bons pour résister, mais il n’avait jamais voulu causer du tort à qui que se soit. Il comprenait bien sûr que certains, soutenu par l’article 21, engage une lutte directe contre le géant étatique qui se nourrissait du peuple. Mais pour Loïc, il était inutile de pousser ou d’ébranler ce monstre aveugle. Il suffisait de ne plus le soutenir. De ne plus lui accorder le pouvoir de nous oppresser. Si le peuple avait suivit son exemple, sans violence, le Titan gouvernemental, privé de la source de son pouvoir, privé de sa base, se serait effondré  sous son poids. Ne plus vouloir servir, c’était être libre. 

La porte avait capturé le pied de Loïc au niveau du mollet. Ca lui faisait mal bien sur, mais il était heureux d’être en vie et, de surcroît, de conserver son pied.  Évidemment, s’il ne se dépêchait pas de se libérer, les agents remarqueraient la mouche prise dans leur toile. Il n’eut pas à y réfléchir trop longtemps. La double porte s’ouvrit pour avaler son mécontent voisin de derrière, libérant son pied par la même occasion. Loïc faillit tomber mais il se retint au dernier moment. Puis, il se redressa, et couru aussi loin qu’il put de ses bourreaux. Il se hâta de se mêler à la foule pressée et pria pour qu’on ne l’ait pas remarqué. Après dix minutes d’attente abominable, il fut soulager de voir qu’aucun agent ne le pourchassait. Il était en sueur et tremblant, mais libre! S’attarder aurait été stupide, il poursuivit sa route.

Loïc détestait les agents encore plus que les moutons. Ils troquaient leur humanité à une institution, en échange de sa couverture et de sa protection. Ce n’était guère plus, désormais, que des outils, des rouages de l’Ordre Social dont ils se faisaient les défenseurs fanatiques en renonçant à leurs libertés individuelles. Pourvu que la société le leur demande, ils étaient prêts à faire les tâches les plus immondes et les plus abominables, moyennant salaire. C’était comme s’ils mettaient leur humanité entre parenthèses lorsqu’ils servaient leur institution bien aimée. Pas de question. Obéir à la société aveuglément. Emprisonner, torturer, mettre à mort un individu totalement étranger à eux, qui ne leur à fait aucun tort, ne leur pose aucun problème. Les agents de l’Ordre Social prouvaient qu’il existe une limite où l’homme devient un rouage irresponsable de ses actes. L’État leur promet en échange salaires, protections et assume à leur place le poids de leurs actes.

Enfin ! Il arrivait presque à destination ! C’était la dernière barrière qu’il avait à franchir avant d’être intouchable. Celle là n’était pas très haute, et il suffisait de lever haut la jambe pour la surmonter. Il descendit les escaliers qui le menaient vers cet orgueilleux obstacle en gardant un œil vigilant. Quelques badauds… Des murs rongés par la moisissure… Une femme cherchant son passe… Un homme attendant patiemment quelqu’un… Rien en somme.  Dans peu de temps, tout irait bien. Il aurait réussi à défier l’État en toute impunité.

Une veste violette l’alerta immédiatement et il se figea net. De l’autre côté de la barrière, une dizaine d’agents contrôlaient la légitime présence des citoyens en ces lieux. Loïc recula vivement. Ils ne l’avaient pas encore vu. Il était encore possible de prendre un autre chemin. Il gravit l’escalier en toute  hâte, quand l’homme qu’il avait aperçut s’interposa. A la grande horreur de Loïc, il porta une main dans sa veste et en ressortit un insigne. Un agent en civil ! Ils poussaient donc le vice jusqu’à là ! Il se savait fait comme un rat, et il acquiesça docilement quand le traître s’adressa à lui :

« S’il vous plait, Monsieur, veuillez bien vouloir rejoindre mes collègues, là bas. Ils vont s’occuper de vous. »

Sa voix était monocorde, comme si l’habitude de prononcer cette phrase avait érodé ses cordes vocales.
Loïc rejoignit ses bourreaux. L’un d’eux, un homme dans la quarantaine, avec une moustache fournie, l’emmena dans un coin… Vers son triste sort.

 

- « Votre titre de transport est non valide. Vous êtes en irrégularité. Nom? Prénom? Adresse? »
- « Loïc Soureaux, 2 rue du Nous. Noisy le Grand. », Fit-il effondré.
- « Vous avez le choix entre régler immédiatement 45 euros, à l’ordre de la RATP. Ou plus tard, avec une majoration de 15 euros. Vous payez en espèces, par chèque ou carte bancaire ? »

Cette fois, ses parents ne seraient pas là pour le couvrir…

Fin

Auteur : Abraxas

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Mardi 5 décembre 2006

Il existe des mots démesurés. Des mots qui supportent des idées trop lourdes pour eux, et qui brillent au milieu des noms communs. Loïc en était convaincu au moment où il franchit la barrière.  La puissance qu’ils évoquaient dépassait sans mesure les quelques lettres qui tentaient d’en faire le tour. Notre homme brillait, lui aussi, au milieu des gens communs. Parce que ses  actions, son être, véhiculait également une idée sans borne.

A l’instant même où il enjamba illicitement la frontière séparant deux zones urbaines, quelques uns de ces mots explosaient dans tout son être. Et il s’y accrocha comme un naufragé dans une mer d’angoisse.

Après tout, il bafouait ouvertement un interdit du gouvernement. Et, pour lutter contre cette sensation de crainte qui envahissait son corps, il se répétait à lui même ces mots. Mots articulés en une seule phrase, et quelle phrase!

«  Lorsque le gouvernement viole les libertés et les droits garantis par la Constitution, la résistance, sous toutes ses formes, est le plus sacré des devoirs et le plus impérieux des devoirs. »

Loïc tentait d’exorciser sa peur avec cet article de la Constitution de 1958.

Car il avait peur, bien sur. L’État ne lésinait pas sur les moyens pour traquer et corriger les libertés individuelles qui échappaient à ses lois. Chaque jour avait son lot  de répression, et la majorité des gens, dissuadée, ne se risquait pas à passer outre sa volonté. Dissuasion. Représailles. Deux mots abjects à ses yeux. Enchevêtrés tout deux dans leur infamie, engendrant une peur dévoreuse d’hommes. Une peur qui lui coupait les jambes quand il arpentait désormais les couloirs malades du secteur prohibé.

Enfant, il avait été pris en irrégularité, dans une zone qui lui était interdite, comme l’attestait son petit papier violet. Le châtiment avait été exemplaire. L’État avait bien voulu fermer les yeux sur ce crime mineur en égard à la jeunesse du coupable. Ces parents payèrent à sa place et connurent le sort qu’il méritait. Loïc parlait rarement de cette sombre enfance. Généralement les gens le regardaient bizarrement quand il parlait de son traumatisme.

 

Il marchait comme tout le monde, tête baissée, perdu dans ses pensées, noyé dans la foule multiforme. Autour, des affiches publicitaires vantaient les mérites de quelques grands magasins, donnaient parfois une leçon de savoir vivre ou informaient des prochains évènements cinématographiques. Certaines de ses affiches avaient été vandalisées. Un graffiti défiait de temps à autre, avec plus ou moins d’élégance, l’autorité mère de l’État tout puissant. Certains étaient bassement injurieux et auraient pu passer pour un acte de vandalisme gratuit. Pas à ses yeux. Pour Loïc, le moindre mot écorché qu’on avait risqué à écrire était un acte courageux pour la liberté.

Droit sacré. Ces mots avaient une aura merveilleuse dans laquelle il puisait la force de continuer. Il existait une Loi au delà des lois de ce gouvernement. Gouvernement tentaculaire, aspirant précieusement le fluide financier de son peuple esclave en échange de leur droit à voyager plus ou moins loin.

Loïc serra les dents, tandis qu’il suivait la foule dans un tunnel décrépit. Comment pourrait-il s’arranger avec cette loi absurde! Cette loi foulant le citoyen, niant les libertés de déplacement, écrasant l’humanité sous elle.  Cette loi faite par des hommes ne pouvait contraindre les Lois naturelles, invisibles mais éternelles. Divines!

Il manqua de trébucher sur la valise d’un inconnu, devant lui. Ce dernier se retourna vivement, pour identifier la source de l’agression. Loïc lui fit un timide sourire en balbutiant des excuses. Malheureusement, l’homme à la valise devait avoir trop peu de temps à consacrer à ce fâcheux. Il s’éloigna avec un regard courroucé et se fondit dans l’anonymat général. Il était déjà oublié…

 

Son chemin le mena à une nouvelle frontière, régulant le flot d’hommes, qui se faufilait dans de petites portes mécaniques. Sur présentation du passe, elles s’ouvraient, avalaient un citoyen, et se refermaient. Loïc s’éloigna un peu du courant humain et réfléchit à un moyen de franchir ce problème.

Il pouvait peut-être demander à un passant la permission de traverser avec lui, mais il redoutait de tomber sur un nouvel impatient. Et surtout, il craignait de supporter le regard désapprobateur de ces moutons. « Comment? Aider un hors la loi? Pourquoi irait il gratuitement où bon lui semble là où je paye honnêtement mon droit de circuler? »

Devoir Impérieux. Ces mots-là pesaient extrêmement lourd pour Loïc. Car ce n’était pas un acte purement égoïste d’économiser ses modestes économies s’il enfreignait la loi! C’était le combat de la justice contre l’ordre social. Et Loïc était persuadé d’agir le plus justement possible. Mieux ! Ces moutons aveugles étaient criminels de laisser une loi inique les museler! C’étaient eux qui donnaient au gouvernement le pouvoir de les asservir. Eux qui consentaient à reconnaître le pouvoir qui s’exerçait sur eux-mêmes. C’étaient eux les fautifs de cette privation de libertés. Lui, le juste, soutenait les lois du cœur.

 

Il y eut soudain un extraordinaire personnage qui fendait la foule. Loïc reconnut tout de suite un combattant de la liberté. Il se démarquait facilement du flot humain, avec sa guitare sur le dos, ses vêtements froissés et sa barbe sauvage. Il portait un bonnet noir et usé, et son regard, perdu dans des pensées inconnues, avait un bizarre magnétisme qui plut aussitôt à Loïc. « Je veux bien être un mouton si cet homme là est en parfaite régularité », pensa-t-il. Trop heureux de rencontrer un pair, le résistant tenta de rejoindre l‘artiste. Ce ne fut pas une tâche aisée. Si le guitariste était facile à suivre, Loïc avait par contre énormément de difficulté à frayer jusqu’à lui un passage. Il était encore à quelques mètres de lui, quand le curieux barbu arriva jusqu’au redoutées portes. Comment allait-il passer la barrière régulatrice? Rompant la monotonie des passages, il tenta d’escalader sans discrétion ce qui le gênait. La femme derrière lui, perdant de  précieuse seconde, et ne voulant pas risquer que son passe n’ouvre le chemin à ce criminel, changea de file en maugréant. Toute la foule put contempler ce défi à la société, mais la plupart choisirent bien vite de l’ignorer prudemment. D’autres l’accablèrent d’un regard réprobateur, ou d’un sourire condescendant amusé. Les portes étaient hautes, près de 2 mètres, et le musicien mis suffisamment de temps à les gravir pour provoquer un dysfonctionnement dans l’écoulement mécanique de la foule. Loïc était subjugué par cette démonstration provocante de rébellion. L’homme faisait fi des regards, du risque de voir survenir les redoutés agents de la zone et des caméras de sécurités cachées qui ne devaient pas manquer d’y avoir. Enfin! Le brave était passé!

Encouragé par ce succès, Loïc s’apprêta à l’imiter.

 

Une porte s’ouvrit sur le côté et cracha six hommes en costume violet. Loïc fut arrêté net dans son mouvement, tétanisé par leur vu. Il put lire le même effroi sur le visage du musicien qui regardait autour de lui nerveusement, jaugeant probablement ses chances de s’échapper. Mais il se ravisa. Il n’avait aucune chance de fuir ces hommes dressés pour traquer les rebelles. Il était plus sage d’obtempérer. Les agents l’emmenèrent tranquillement à l’abri des regards, près de la pièce panoptique d’où ils avaient jailli. Quant à Loïc, suspendu dans son action, il commençait à provoquer un bouchon d’impatients derrière lui. Sa main tremblait légèrement, mais il fit mine de chercher son droit de passage. Si l’un des six agents tournait la tête, il ne manquerait pas de remarquer ce curieux personnage craintif et à l’air coupable. Que faire? Il ne pouvait escalader la porte. Il ne pouvait passer avec quiconque, qui se risquerait pour un inconnu à quelques mètres des agents de l’ordre? Et remonter la foule serait trop laborieux et indiscret.

Il était perdu.

à suivre...


Auteur : Abraxas

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Lundi 4 décembre 2006

Je prends le temps de te t’appeler, enfin !



Tu m’avais demandé, il y a quelques temps de te parler un peu de lui. Tu sais ce personnage étrange que je t’avais présenté furtivement, un soir d’un peu trop bu…

Saches tout d’abord, que je ne le connais pas très bien, en tout cas pas suffisamment pour prétendre pouvoir le décrire convenablement. Je ne ferais donc que l’approcher, prudemment, en te demandant de prendre soin de bien noter que je n’ai aucune certitude, aucune vérité a te livrer le concernant. Bref, disons le, l’exercice m’est difficile, mais je n’y renonce pas, allons-y…

Un peu triste tu dis ? Oui, je le pense. Et je dirais même que, chez lui, le spleen a était d’une certaine manière apprivoisé. Il n’y donc rien d’étrange à constater cela.

Mais ne vas pas croire qu’il ne s’en défait jamais. Il lui arrive aussi de ne plus y penser et de chanter gaiement. Et puis, entre nous, qui peut se prévaloir de ne pas avoir de démons qui ruminent au placard.

Un peu trop taciturne ? Il ne te connaît pas et il est d’une timidité maladive. Pas étonnant qu’il ne te paraisse pas très sociable. A vrai dire même avec le temps il ne l’est pas. Son humeur est aussi flexible que le baromètre de ma grand-mère. Et certain jour, il semble qu’avec lui, il n’y ait que le clash comme solution d’appoint.

Un brin mégalo ?      ( Ça va sans dire, oups, j’en ai trop dit )

Philosophe ? Mais certainement mon cher. Et ce n’est pas là son moindre défaut. Merde à l’objectivité. Et vlan.

Des qualités ? Le salaud en a à revendre. Mais il semble que ce ne soit pas par se bout là qu’il souhaite vouloir se vendre. En tout cas, saches que je suis fier d’être de ces amis, de côtoyer son mystère et d’y jouer ma partie.


A toi M M a toi…

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Samedi 2 décembre 2006
 
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